Une étude récente publiée dans la revue Nature Communications révèle que l’association entre diabète de type 2 et hypertension artérielle ne s’explique pas seulement par le mode de vie, mais aussi par une prédisposition génétique complexe. Les équipes du Pr Philippe Froguel (INSERM U1283, CNRS UMR 8199, EGID, Univ/CHR Lille & Imperial College London) et Inga Prokopenko (université de Surrey, UK) ont analysé 1304 profils génétiques indépendants associant diabète de type 2 et hypertension artérielle. Les chercheurs ont mis en évidence la diversité des origines biologiques du risque de développer un diabète de type 2 et une hypertension. Plusieurs mécanismes biologiques distincts sont mis en jeu dont certains affectent le métabolisme (déficit d’insuline, excès de masse grasse) et d’autres pas (dysfonction thyroidienne). Ces résultats pourraient permettre d’identifier précocement les personnes à haut risque de complications graves comme l’AVC, insuffisance cardiaque et maladie rénale. Ils ouvrent également la voie à une prévention et à une prise en charge plus personnalisées, tout en rappelant l’importance des facteurs environnementaux.

 

Partitioned polygenic scores show mechanistic heterogeneity in type 2 diabetes and hypertension comorbidity
Pascat V, Zudina L, Maurin L, Ulrich A, Maina JG, Demirkan A, Balkhiyarova Z, Pupko I, Sharhorodska Y, Pattou F, Staels B, Kaakinen M, Khamis A, Bonnefond A, Munroe P, Froguel P*, Prokopenko I*
Nature Commun. 2026 Feb 9;17(1):1446. doi: 10.1038/s41467-025-67449-2.

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