L’antibiorésistance correspond à la capacité des bactéries à évoluer et à développer des mécanismes de défense les rendant moins sensibles voire totalement résistantes aux antibiotiques. Ce phénomène est principalement lié à l’usage inapproprié et excessif d’antibiotique.
En France, l’antibiorésistance est responsable d’environ 32 700 décès dont 7 300 qui lui sont directement attribuables et engendre également des coûts supplémentaires importants. De plus, la résistance aux antibiotiques compromet progressivement l’efficacité des traitements actuels, y compris dans des situations médicales telles que le cancer, les transplantations, la réanimation, la médecine néonatale et même la chirurgie courante. Elle représente donc un enjeu majeur de santé publique, en France comme à l’échelle mondiale.

Face à cette progression, une cinquantaine de personnalités et d’organisations, dont l’Institut Pasteur de Lille, ont cosigné une tribune appelant la France à profiter de sa présidence du G7 pour se positionner comme leader dans la lutte contre l’antibiorésistance et en faire une priorité de sécurité sanitaire internationale.
La tribune met notamment en avant plusieurs axes d’action prioritaires :
- Reconnaître que l’antibiorésistance est une priorité en matière de sécurité sanitaire
- Encourager et favoriser la recherche et le développement de nouveaux antibiotiques et de nouveaux outils de diagnostic
- Protéger les patients vulnérables, comme les patients atteints de cancer, en garantissant l’accès aux antibiotiques
- Renforcer les collaborations internationales, la surveillance et le leadership politique afin de structurer la lutte contre l’antibiorésistance.
Ces actions pourraient permettre de réduire la menace que représente déjà l’antibiorésistance, de renforcer la sécurité sanitaire et de mieux protéger les patients.
En rejoignant cet appel, l’Institut Pasteur de Lille réaffirme son engagement en faveur de la santé publique. À travers cette démarche, il prend part à une mobilisation collective d’experts face à l’antibiorésistance.