Les Indispensables
- Être à jour des vaccinations contre l’hépatite B et le tétanos avant le départ.
- Eviter la réalisation de tatouage et de piercings dans les pays où les normes sanitaires ne sont pas garanties.
- Sinon, s’assurer des conditions d’hygiène et de l’utilisation de matériel stérile à usage unique.
- Surveiller l’apparition d’éventuels signes anomaux et consulter si besoin.
- Réaliser un dépistage des infections transmissibles par le sang au moindre doute.
Pour aller plus loin
La réalisation d’un tatouage ou d’un piercing à l’étranger expose à des risques sanitaires évitables, en particulier lorsque les conditions d’hygiène et de sécurité ne sont pas garanties.
Ces actes peuvent être à l’origine d’infections transmissibles par le sang, notamment les hépatites B et C et le VIH, ainsi que d’infections bactériennes locales ou généralisées. Des infections liées à des mycobactéries atypiques ont également été décrites, en particulier lors de tatouages réalisés avec de l’eau ou des encres contaminées. Un risque de tétanos existe en cas de vaccination incomplète.
Dans de nombreux pays, les normes d’asepsie, la stérilisation du matériel, l’utilisation d’aiguilles à usage unique et la traçabilité des encres ne sont pas équivalentes à celles en vigueur en France. L’absence de réglementation ou de contrôle sanitaire augmente le risque de transmission d’agents infectieux.
Les complications locales sont favorisées par le climat chaud et humide, la transpiration, les baignades en mer, en piscine ou en eau douce, ainsi que par les frottements liés aux vêtements ou aux activités physiques. Elles peuvent se traduire par un retard de cicatrisation, des surinfections, des douleurs persistantes, des rejets de piercings ou des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.
Des réactions allergiques, parfois retardées, peuvent survenir, notamment avec certaines encres de tatouage dont la composition est insuffisamment connue ou non contrôlée.
Certaines personnes présentent un risque accru de complications, notamment les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, les personnes diabétiques, ainsi que les voyageurs au long cours ou séjournant en zone tropicale. Les adolescents et les jeunes adultes sont également plus exposés en raison d’une prise de risque plus fréquente.
Il est fortement recommandé d’éviter les tatouages et piercings pendant un séjour à l’étranger, en particulier dans les pays où les conditions sanitaires sont difficiles à évaluer ou insuffisantes. Cette recommandation est renforcée lorsque l’acte est envisagé en fin de séjour, en l’absence de possibilité de suivi médical.
Avant le départ, il est conseillé de vérifier que les vaccinations contre l’hépatite B et le tétanos sont à jour. Une consultation de médecine des voyages permet d’évaluer les risques individuels et de rappeler les mesures de prévention adaptées à la destination et au profil du voyageur.
En cas de tatouage ou de piercing réalisé malgré ces recommandations, il est indispensable de s’assurer que le matériel utilisé est strictement à usage unique, que les aiguilles sont ouvertes devant le client, que le professionnel porte des gants à usage unique et que les encres proviennent de flacons individuels. Toute procédure réalisée dans des conditions d’hygiène insuffisantes doit être refusée.
Après la réalisation d’un tatouage ou d’un piercing, une surveillance attentive est indispensable. Toute douleur, rougeur, gonflement, écoulement ou fièvre doit conduire à une consultation médicale rapide. Les baignades, les expositions prolongées à l’eau ou au sable et les activités susceptibles de favoriser les frottements doivent être évitées pendant la phase de cicatrisation.
Au retour de voyage, un dépistage des infections transmissibles par le sang peut être proposé en cas de doute sur les conditions de réalisation, y compris en l’absence de symptômes.