Soins à l’étranger

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Les Indispensables

  • Refuser tout geste médical s’il n’est pas certain qu’il sera effectué avec du matériel stérile, neuf et à usage unique.
  • En cas de comorbidités particulières, emporter son propre matériel stérile à usage unique, avec ordonnance.
  • Ne pas prendre d’antibiotiques sans avis médical (bactéries multi-résistantes fréquentes).

Pour aller plus loin

Certains soins sont dictés par les circonstances (accident traumatique, urgence chirurgicale, paludisme…), d’autres résultent du développement du tourisme médical (soins dentaires, chirurgie programmée, chirurgie plastique), et exposent ceux qui y recourent à des risques spécifiques.

Risques liés à des injections ou des actes invasifs

Dans les pays aux structures sanitaires insuffisantes, les transfusions sanguines représentent un risque majeur de transmission par le sang d’agents pathogènes, notamment les virus des hépatites B et C et le VIH.

Les soins médicaux avec injection intraveineuse (IV), intramusculaire (IM) et sous-cutanée (SC), incision, endoscopie, acupuncture, mésothérapie exposent également à des risques infectieux.

Afin de limiter ces risques il faut recommander de refuser tout geste il n’est pas certain qu’il sera effectué avec du matériel stérile, neuf à usage unique (aiguilles, seringues, aiguilles d’acupuncture, ventouses scarifiées) ou soumis préalablement à une stérilisation appropriée.

Pour les voyageurs avec des comorbidités particulières, il est conseillé d’emporter du matériel stérile (seringues, aiguilles) à usage unique (avec ordonnance le justifiant).

Le personnel médical et paramédical en mission dans un pays à prévalence élevée d’infection par le VIH doit pouvoir, en cas d’accident d’exposition aux liquides biologiques, bénéficier d’un traitement post-exposition au mieux dans les quatre heures, et au plus tard dans les 48 heures, après conseil médical spécialisé.

Hospitalisation à l’étranger – bactéries multirésistantes (BMR)

Les infections associées aux soins, particulièrement en milieu hospitalier (nosocomiales), sont fréquentes dans les pays en développement et les bactéries en cause sont souvent multirésistantes aux antibiotiques : staphylocoques dorés résistants à la méticilline (SARM), entérobactéries sécrétrices de bêta-lactamases à spectre étendu (EBSLSE), entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC), Enterococcus faecium résistant aux glycopeptides (ERG), Acinetobacter baumannii résistant à l’imipénème, Pseudomonas aeruginosa multi-résistant, tuberculose MDR (multi-résistante) et XDR (ultra-résistante) et mycobactéries environnementales.

En cas de rapatriement avec hospitalisation ou d’hospitalisation au retour d’un voyage, les patients devront être dépistés pour recherche de portage digestif de bactéries hautement résistantes aux antibiotiques émergentes (BHRe) du type EPC et ERG (E. faecium uniquement).

 

Source : Guide des Recommandations Sanitaires du Haut Conseil de la Santé Publique pour les Voyageurs