Pollution atmosphérique

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Les Indispensables

  • Se renseigner sur les niveaux de pollution en fonction de la saison et de la localité.
  • Eviter de fumer, afin de ne pas aggraver par le tabagisme les effets de la pollution.
  • Savoir que les masques chirurgicaux ne protègent pas efficacement de la pollution de l’air.
  • Aérer quotidiennement son habitat, en dehors des pics de pollution aérienne.

En plus pour les personnes vulnérables :

  • Privilégier des sorties brèves, réduire les activités physiques intenses en plein air et éviter de sortir en début de matinée et en fin de journée (moments de trafic le plus intense), surtout aux abords des grands axes de circulation.
  • Être attentif à une gêne inhabituelle (toux, essoufflement, sifflement, palpitations) lors de niveaux élevés de pollution (de manière régulière ou lors de pics).

Pour aller plus loin

Selon l’OMS, les grandes métropoles notamment d’Asie (Chine, Pakistan, Inde, etc.) ou d’Amérique centrale ou du Sud, ainsi que certaines villes d‘Afrique (pays subsahariens ou bordant la Méditerranée) subissent des niveaux élevés de pollution de l’air qui peuvent avoir un impact sur la santé.

Cette pollution est associée aux activités industrielles, aux transports, au secteur tertiaire et domestique (chauffage, combustion), parfois aussi à des feux de forêts ou de broussailles, accidentels ou volontaires. Certains pays dont la Chine, l’Inde et Singapour utilisent des indicateurs pour mesurer la qualité de l’air, dont l’Air Quality Index (AQI) qui s’échelonne de 0 à 500. Un indice supérieur à 100 indique une mauvaise qualité de l’air, avec des risques pour la santé.

Pour l’Europe, l’OMS a fait une revue sur les différents indices de qualité de l’air utilisés dans les 37 états membres. L’information sur la qualité de l’air est largement disponible au public, à la fois en ligne ou par des applications mobiles officielles. Plusieurs indices sont associés à des recommandations spécifiques pour réduire les expositions et les risques sanitaires. Le service Copernicus pour la surveillance de l’atmosphère (CAMS) fournit des prévisions et des cartes sur la qualité de l’air et des prévisions des concentrations de pollen.

Dans tous les cas, avant de partir à l’étranger, il est conseillé de se renseigner sur les niveaux de pollution en fonction de la saison et de la localité, à partir des sites Internet des pays considérés et des consulats français, ou de consulter la page de l’OMS sur la qualité de l’air.

Risques

Les polluants atmosphériques (particules fines, NOx, SO2, O3, COV, pesticides, métaux) peuvent avoir des effets graves sur la santé, notamment respiratoires et cardiovasculaires à court et surtout à long terme.

Une vigilance particulière doit être portée à l’égard des populations vulnérables (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques) ou sensibles (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

La pollution de l’air peut aggraver les symptômes d’une infection respiratoire.

Prévention

Les mesures à prendre sont différentes selon qu’il s’agit d’un voyage de courte durée (de quelques jours à 2 ou 3 semaines) ou d’un séjour plus long (de plusieurs mois ou années).

Il est recommandé de façon générale d’être attentif à une gêne inhabituelle (toux, essoufflement, sifflement, palpitations) lors de niveaux élevés de pollution (de manière régulière ou lors de pics) ; les personnes vulnérables ou sensibles doivent éviter dans la mesure du possible les activités intenses et de plein air.

Une activité physique intense est souvent définie comme celle qui conduit un adulte à devoir respirer par la bouche.

Les masques chirurgicaux ne protègent pas efficacement de la pollution de l’air. Les masques filtrants de type N95 ou FFP2 sont partiellement efficaces en cas de pic de forte pollution mais ne protègent pas contre les substances présentes à l’état gazeux (NOx, SO2, O3, COV, pesticides …). Le port de masques « antipollution » n’est pas recommandé en population générale.

Les personnes vulnérables doivent prendre un avis médical avant le départ ou à défaut, consulter sur place.

Les personnes vulnérables doivent privilégier des sorties brèves, réduire les activités physiques intenses en plein air et éviter de sortir en début de matinée et en fin de journée (moments de trafic le plus intense), surtout aux abords des grands axes de circulation.

Il est recommandé de pratiquer quotidiennement aération et ventilation de son habitat, en dehors des pics de pollution aérienne. L’utilisation d’un détecteur de dioxyde de carbone (CO2), gaz émis par la respiration humaine, peut aider, à moindre coût, à définir un schéma d’aération, c’est-à-dire la fréquence et la durée de l’ouverture des fenêtres, afin d’adapter le renouvellement de l’air des locaux et de s’assurer du bon fonctionnement de la ventilation.

Dans les zones très polluées en permanence (pollution de fond), il est conseillé, surtout pour les personnes vulnérables, d’installer des purificateurs d’air à filtres dans les habitations et les bureaux en privilégiant les unités mobiles de purification d’air par filtration HEPA de performance minimale H13 ou H14 ou taux de filtration équivalent (prévoir au minimum de filtrer chaque heure 5 fois le volume du local) et en respectant la fréquence de remplacement du filtre à air recommandée par le fabricant. Le positionnement de l’appareil dans la pièce doit éviter les obstacles aux flux d’air afin de bien brasser et de filtrer l’air de la pièce.

L’Anses souligne que les données scientifiques actuelles ne permettent pas de démontrer l’efficacité et l’innocuité des épurateurs d’air intérieur fonctionnant sur les principes de la catalyse ou de la photocatalyse, du plasma, de l’ozonation ou de l’ionisation.

Quelle que soit la durée du séjour, voyageurs et expatriés doivent éviter de fumer, afin de ne pas aggraver par le tabagisme les effets de la pollution.

Source : Guide des Recommandations Sanitaires du Haut Conseil de la Santé Publique pour les Voyageurs