Les Indispensables
- Eviter les baignades dans les eaux non surveillées, les eaux agitées (risque de noyade), les eaux douces (risques infectieux).
- Ne RIEN toucher sous l’eau.
- Respecter toutes les consignes de sécurité en plongée sous-marine et reconnaitre les signes d’alerte.
- Ne pas prendre l’avion dans les 24 heures qui suivent une plongée en bouteille.
Pour aller plus loin
Baignades
Quel que soit le lieu de baignade, il existe des risques de noyade et divers risques infectieux tels que les gastro-entérites, les dermatites aquatiques ou marines, les otites externes, les conjonctivites et les infections respiratoires. Il existe en outre des risques propres à chaque situation de baignade.
1 – En mer, ces risques sont de trois sortes :
- Noyade due aux courants violents (notamment chez les enfants et les sujets âgés) ;
- Envenimation par contact avec des méduses, des poissons venimeux (poisson-pierre …) ou des coraux ;
- Beaucoup plus anecdotiques, attaques de requins comme à La Réunion ou en Nouvelle-Calédonie.
La situation est aggravée dans certains pays notamment du fait de l’absence de surveillance des plages et de moyens de secours. Il convient donc de se renseigner localement, de respecter strictement les consignes de sécurité lorsqu’elles existent et d’éviter les baignades sur des plages désertes.
2 – En piscine : dans de nombreux pays il n’existe pas de norme concernant l’eau des piscines et leur traitement. Par ailleurs, il n’existe pas toujours de dispositifs permettant d’interdire l’accès aux enfants non accompagnés, ni de système d’alarme en cas de chute dans l’eau.
L’utilisation des spas est associée au risque de transmission de légionellose et d’infections cutanées à Pseudomonas.
3 – Concernant la « Fish pédicure », il existe des risques infectieux non négligeables liés à la nature même de la technique qui est basée sur l’immersion du corps dans un bain contenant des poissons.
4 – En eau douce, les baignades exposent à des infections transmises par voie cutanée comme la leptospirose, la bilharziose ou dans une moindre mesure l’infection à Naegleria fowleri (amibes libres pathogènes). La dermatite du baigneur ou dermatite cercarienne peut être prévenue par une douche prolongée et/ou l’essuyage énergique dès la sortie de l’eau.
Plongée sous-marine avec bouteilles
La pratique de la plongée sous-marine avec bouteilles doit toujours faire l’objet d’un avis médical spécialisé.
Le respect des contraintes réglementaires, la formation des encadrants, la vérification du matériel (bouteilles, détendeurs, ordinateurs de plongée…), l’accès aux premières mesures en cas de problème (oxygénothérapie, oxygénothérapie hyperbare) peuvent être variables selon les pays ou les zones géographiques.
Il est donc essentiel de conseiller aux voyageurs de :
- Bien se renseigner avant la plongée sur le centre choisi ;
- Limiter les prises de risque durant la plongée (respect des profondeurs, durées, paliers et règles de base) ;
- Porter des gants et une combinaison, ne rien toucher sous l’eau et ne pas manipuler poissons et coquillages pour limiter le risque d’envenimation marine et son propre impact sur l’environnement marin ;
- Connaître les signes de narcose en plongée plus profonde et ceux d’accident embolique.
Pour éviter la survenue d’une embolie gazeuse, un intervalle de 24 heures doit être respecté entre une plongée sous-marine avec bouteilles et un voyage en avion.
Source : Guide des Recommandations Sanitaires du Haut Conseil de la Santé Publique pour les Voyageurs