Les indispensables :
- Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) apparait à partir de 2500 mètres d’altitude.
- Ne pas monter trop vite, trop haut.
- Ne pas rester trop haut, trop longtemps.
- Tout malaise ou symptôme en altitude = défaut d’acclimatation = STOP ou descente.
Pour aller plus loin :
Les excursions et randonnées en altitude doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ.
Le Mal Aigu des Montagnes (MAM), ou mal d’altitude, est lié à la baisse de pression en oxygène dans l’atmosphère et par conséquent, à un manque d’oxygène dans l’organisme. Il survient en cas de défaut d’acclimatation, ce pourquoi plusieurs jours sont nécessaires pour s’adapter à ces conditions environnementales particulières.
Le MAM se manifeste par de l’essoufflement, des maux de tête, de l’insomnie, une perte d’appétit, des nausées et vomissements, jusqu’à des complications graves (œdèmes pulmonaire et cérébral) mettant en jeu le pronostic vital. Il survient d’autant plus fréquemment que l’ascension est plus rapide.
Les règles de prévention du MAM sont les suivantes :
- Eviter tout effort intense en début de séjour (et si possible, prendre quelques jours d’acclimatation) ;
- Ne pas monter trop vite…. (faire une pause de 5 minutes toutes les 30 minutes de marche)
- …. trop haut ! (pas plus de 500 mètres de dénivelé par jour)
- Hydratez-vous continuellement et évitez la consommation d’alcool ;
- Ne pas rester trop haut, trop longtemps ;
- Analyser ses symptômes et réagir :
Tout malaise ou symptôme en altitude est un signe de défaut d’acclimatation (souvent entre 4 et 8 heures après l’arrivée en altitude) :
- Stade 1 : Essoufflement à l’effort, maux de tête légers soulagés par le Paracétamol → Repos de quelques heures avant de reprendre l’ascension.
- Stade 2 : Essoufflement à l’effort, nausées/vomissements, maux de tête non soulagés par le Paracétamol → STOP: arrêt de 24 à 48 heures au palier où vous vous trouvez, puis reprise de l’ascension si disparition des symptômes.
- Stade 3 : Essoufflement au repos, baisse du volume des urines, troubles de l’équilibre/vertiges → STOP: Descente par l’équipe médicale en caisson hyperbare.
Chez l’enfant, le risque de MAM est similaire à celui de l’adulte. Avant l’âge de 3 ans, les signes sont plus frustes (irritabilité, anorexie, apathie, insomnie) et jusqu’à l’âge de 12 mois, le risque de mort subite est élevé en altitude (supérieure à 1600 mètres). La haute altitude au-delà de 2000-2500 mètres est déconseillée chez le nourrisson.
Pour éviter la survenue d’une embolie gazeuse un intervalle de 24 heures doit être respecté entre un voyage en avion et un séjour en haute altitude.
Source : Guide des Recommandations Sanitaires du Haut Conseil de la Santé Publique pour les Voyageurs